Journée mondiale de l’habitat à Maurice

Voici des extraits de l’article de l’Express :
La dimension humaine de l’habitat social.
La journée mondiale de l’habitat célébrée hier s’intéresse surtout aux conditions des populations pauvres. À Maurice, le logement social est le bras armé des autorités pour aider les plus démunis. Mais donner un toit n’est pas suffisant si on fait l’impasse sur l’accompagnement des bénéficiaires.
Être sans abri. Vivre dans un logement insalubre ou trop étroit au regard du nombre de personnes. Ce sont des images de la pauvreté. La question du logement est directement liée à celle de la précarité. Toutefois, donner un toit à ceux qui n’en ont pas n’est pas la meilleure des solutions. Par ailleurs, il faut également penser le choix du lieu d’implantation des logements sociaux.
L’éloignement géographique des zones d’habitat social par rapport aux centres urbains dynamiques ou aux bassins d’emplois handicape les populations, déjà fragilisées, qui y vivent. « Les mettre à l’écart, c’est les enfoncer encore plus dans la misère, c’est ne pas les reconnaître », avance-t-on sans détours du côté de l’ONG ATD Quart-monde. L’objectif est donc d’avoir une vision raisonnée et globale de la thématique du logement.
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« Il faut réhabiliter les groupes vulnérables dans leur dignité en leur offrant un toit et des opportunités ».
À ATD Quart-monde, on s’interroge sur la pertinence de l’aide de l’État en matière de logement. « Il faudrait revoir les conditions données par l’État. Pour avoir une maison, on demande que la personne fasse un dépôt de Rs 40 000. Comment voulez-vous qu’une personne ayant un travail temporaire, une famille de quatre à six membres qu’il faut nourrir, scolariser, habiller, puisse trouver une somme pareille ? Le droit au logement est un droit fondamental. » Poursuivant, l’ONG souligne l’importance de plans cohérents pour l’habitat social. Il s’agit, fait-on entendre à ATD Quart-monde, de réhabiliter les groupes vulnérables dans leur dignité, en leur offrant un toit mais aussi des opportunités professionnelles.
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Gilles RIBOUET





